Appel de per­son­na­lités : Paix comme Palestine - 60 ans après la paix par le droit

Plateforme des ONG françaises pour la Palestine - Campagne Paix comme Palestine, mardi 25 mars 2008

Le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale des Nations unies pré­voyait que la Palestine soit divisée en deux États, l’un juif et l’autre arabe, Jéru­salem étant dotée d’un statut international.

La guerre de 1948 a débouché sur un tout autre partage. Israël a agrandi son ter­ri­toire d’un tiers, et 800.000 Pales­ti­niens ont subi l’exil (la Naqba). Quant à l’État arabe, mort né, Israël, la Jor­danie et l’Égypte s’en sont partagé les dépouilles.

Après la guerre de juin 1967 la Cis­jor­danie, Jérusalem-​​Est et la bande de Gaza sont occupées par Israël.

La négation per­sis­tante des droits des Pales­ti­niens a entraîné le Proche-​​Orient dans une spirale tra­gique. Plus que jamais, la solution du conflit israélo-​​palestinien constitue la condition néces­saire – même si elle n’est pas suf­fi­sante – d’une paix durable dans toute la région.

La colo­ni­sation accé­lérée, la construction du mur, la mul­ti­pli­cation des check-​​points, les incur­sions mili­taires ont trans­formé la Cis­jor­danie en une mosaïque de petites prisons et Gaza reste une prison à ciel ouvert. Alors que de nou­velles ten­ta­tives de négocier une solution s’inscrivent dans l’agenda diplo­ma­tique, il nous semble pri­mordial de rap­peler qu’un règlement poli­tique du conflit doit se baser sur les réso­lu­tions des Nations unies de 1947 à nos jours.

Le 17 mai 2008, la Pla­te­forme des ONG fran­çaises pour la Palestine , organise un grand ras­sem­blement pour rap­peler cette exi­gence élémen­taire de justice, confor­mément au droit inter­na­tional : un État pales­tinien sou­verain sur l’ensemble des ter­ri­toires occupés par Israël en 1967, avec Jérusalem-​​Est pour capitale ainsi qu’une solution juste du pro­blème des réfugiés, fondée sur la recon­nais­sance du tort qu’ils ont subi et des droits qui en découlent. Elle appelle le gou­ver­nement français à passer des paroles aux actes et à mobi­liser en ce sens les États membres de l’Union européenne.

Nous vous invitons à rejoindre cet appel.