Alerter sur le sort des prisonniers

AFPS Nord Finistère, jeudi 11 mai 2017

Article paru dans le Télégramme

Les militants de l'AFPS sont allés, samedi matin, à la rencontre des Brestois, pour leur parler de la situation des prisonniers palestiniens en Israël. © Le Télégramme

L’Association France Palestine Solidarité était présente sur deux marchés brestois, samedi matin, en solidarité avec le mouvement de grève de la faim des prisonniers palestiniens pour demander le respect du droit international. Samedi matin, sur les marchés de Kérinou puis de Saint-Martin, des militants de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) ont distribué des tracts.

Grève de la faim

Dans une prison virtuelle, dessinée au sol, les mains entravées, l’un des militants buvait de l’eau salée pour rappeler que plusieurs centaines de prisonniers palestiniens observent actuellement une grève de la faim, à l’image de Marwan Barghouthi. Ce dernier, figure de la seconde intifada et condamné à la perpétuité, a commencé, le 17 avril, à ne plus s’alimenter, pour protester contre les conditions d’incarcération en Israël. « Nous sommes venus sur les marchés pour informer les Brestois sur ce mouvement de grève de la faim dans les prisons israéliennes. Ils sont de plus en plus nombreux à le suivre, sûrement plus de 1.600 aujourd’hui et pourtant personne n’en parle », dit Claude Léostic, de l’Association France Palestine Solidarité. « Nous n’avons plus de nouvelles depuis huit jours de Marwan Barghouthi.

Tous les prisonniers grévistes subissent des transferts d’une prison à une autre, ils ne peuvent voir leur avocat ni leurs familles, et certains se sont fait confisquer le sel, le seul produit qu’ils consomment avec de l’eau durant leur grève de la faim. Nous sommes très inquiets pour eux », ajoute Claude Léostic, qui craint une évolution similaire à celle vécue il y a trente-six ans en Irlande du Nord. Dix Irlandais, dont Bobby Sands, étaient morts en 1981 à la suite d’une grève de la faim qui avait duré entre 66 et 73 jours, faute d’avoir obtenu le statut de prisonnier politique qu’ils réclamaient.

« Rencontrer les nouveaux élus »

« La France doit faire pression sur les autorités israéliennes afin qu’elles respectent enfin le droit international. Il faut savoir qu’il y a 300 enfants parmi les prisonniers palestiniens. Dès la fin des élections, nous demanderons à rencontrer les nouveaux élus », conclut Claude Léostic.

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