l’Orient le Jour, mardi 12 mai 2009
Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a annoncé hier (11 mai 2009) qu’un nouveau gouvernement serait formé « dans 48 heures » pour remplacer le cabinet démissionnaire de Salam Fayyad.
Selon des responsables palestiniens, M. Fayyad, qui avait démissionné le 7 mars, serait lui-même chargé de former le nouveau cabinet. M. Abbas a ajouté que le nouveau gouvernement démissionnerait en cas d’accord sur un cabinet d’union entre son parti, le Fateh, et le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza.
Réagissant à cette annonce, le Hamas a accusé M. Abbas de chercher à saboter le dialogue. « Il écrit à l’avance la nécrologie du dialogue, ce qui reflète l’absence de volonté de parvenir à un accord », a déclaré à Gaza le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum. « Cette décision est susceptible de consacrer les divisions », a-t-il ajouté.
M. Fayyad, qui devait quitter ses fonctions fin mars, avait annoncé le 1er avril qu’il resterait en poste en attendant l’issue du dialogue de réconciliation interpalestinien au Caire entre le Fateh et le Hamas sous les auspices de l’Égypte. Après le dernier round de discussions, en avril, les deux mouvements rivaux ont ajourné leurs pourparlers jusqu’au 16 mai en principe.
D’autre part, le Fateh doit tenir le 1er juillet un congrès général pour renouveler sa direction, une réunion sans cesse repoussée depuis plusieurs années, a annoncé hier le porte-parole de la présidence palestinienne, Nabil Abou Roudeina. Plus de 1 200 délégués doivent y assister pour élire un nouveau « comité central » de 21 membres, une instance qui gère le parti au jour le jour, et un « conseil révolutionnaire » de 130 membres chargé d’élaborer sa ligne politique. [1]
[1] voir aussi el Watan :
Le Fatah, parti du président palestinien Mahmoud Abbas, doit tenir le 1er juillet un Congrès général pour renouveler sa direction, une réunion sans cesse repoussée depuis plusieurs années.
Plus de 1200 délégués doivent y assister pour élire un nouveau « comité central » de 21 membres, une instance qui gère le parti au jour le jour, et un « conseil révolutionnaire » de 130 membres chargé d’élaborer sa ligne politique.
Le Fatah avait été fondé par le défunt leader palestinien Yasser Arafat en 1959, mais c’est le 1er janvier 1965 et la première attaque du mouvement contre le territoire israélien depuis le Liban sud qui est retenu par les Palestiniens comme date d’anniversaire.
Miné par les divisions et les querelles entre vieille garde et nouvelle génération, le Fatah monopolisait le pouvoir au sein de l’Autorité palestinienne jusqu’aux élections de janvier 2006 remportées par les islamistes du Hamas.
Après 18 mois de coalition houleuse au pouvoir, le Hamas a violemment pris le contrôle de la bande de Ghaza en juin 2007, en mettant en déroute les forces fidèles à M. Abbas, dont l’Autorité ne contrôle plus que la Cisjordanie. http://www.elwatan.com/Congres-du-Fatah