A propos de la rencontre de Sarkozy avec Netanyahou

AFPS, vendredi 26 juin 2009

La France est déci­dément à la traîne des Etats-​​Unis dans la recherche d’une paix juste et durable au Proche-​​Orient. Alors que l’administration Obama annulait la ren­contre prévue entre son envoyé spécial George Mit­chell et le Premier ministre israélien Benyamin Neta­nyahou, le pré­sident de la Répu­blique recevait lon­guement ce dernier, hier, à l’Elysée.

Que Nicolas Sarkozy se pro­nonce, comme la France le fait depuis plus de vingt ans, pour la création d’un Etat pales­tinien aux côtés d’Israël allait de soi. Il a, hélas, utilisé des for­mules vagues, qui sem­blaient rejoindre celles de son invité, même s’il a insisté sur le « gel » de la colonisation.

L’Association France Palestine Soli­darité appelle le pré­sident de la Répu­blique à prendre plei­nement sa part des pres­sions sur un gou­ver­nement israélien de droite et d’extrême droite qui n’acceptera que contraint et forcé les réso­lu­tions des Nations unies.

D’où la double nécessité d’un dis­cours clair sur la nature de l’Etat pales­tinien indé­pendant et sou­verain à créer sur l’ensemble des ter­ri­toires occupés par Israël en 1967 et de mesures écono­miques et poli­tiques suf­fi­samment fortes pour en imposer la négo­ciation avec l’ensemble des par­te­naires palestiniens.

Il est temps, plus que temps, d’envisager des sanc­tions, y compris pour obtenir, dans l’immédiat, la fin de la colo­ni­sation et du blocus de Gaza.