A lire : Le Nouveau Philosémitisme européen

La Fabrique, mardi 20 novembre 2007

Les éditions de la fabrique conti­nuent de nous fournir en français des docu­ments pas­sion­nants. Après Elia Shohat (le sio­nisme du point de vue de ses vic­times juives. Les juifs orientaux en Israël), voici le livre de Yitzhak Laor "Le Nouveau Phi­lo­sé­mi­tisme européen, et le camp de la paix en Israël", qui à nouveau nous éclaire sur l’importance pour Israël d’assurer la coupure totale des "juifs orientaux" avec leurs racines arabes.

Le Nouveau Philosémitisme européen

Le nouveau philosémitisme européen et le « camp de la paix » israélien

En librairie le 25 octobre

128 pages, 17 euros

9782913372702

La relation est étroite entre ceux qui s’autoproclament « camp de la paix » en Israël et leurs homo­logues de la gauche euro­péenne. Ce livre éclaire sans indul­gence cette relation, par­ti­cu­liè­rement marquée dans le domaine lit­té­raire. Il analyse la réception en Europe des ouvrages d’Amos Oz, A.B. Yehoshua ou David Grossman, il explore la manière dont ces auteurs sont chez nous tra­vestis en hommes de paix, et les raisons de l’enthousiasme de la cri­tique. Il montre que les intel­lec­tuels israé­liens – ash­ké­nazes pour la plupart, laïques et tra­vaillistes – sont perçus par leurs pen­dants euro­péens comme faisant partie « des nôtres », à condition qu’ils restent là-​​bas, en Orient. Et que, symé­tri­quement, ces mêmes intel­lec­tuels ont pour prin­cipal souci d’appartenir – ou de paraître appar­tenir, par tous les moyens – à l’intelligentsia euro­péenne. Et de fait, ce que tous ont en commun, c’est la peur et la haine de l’Orient.

Yitzhak Laor est romancier, poète et cri­tique lit­té­raire au grand journal israélien Haaretz. Il vit et tra­vaille à Tel-​​Aviv.