30 - AFPS Nîmes

AFPS Nîmes, mercredi 28 novembre 2007

mise à jour : février 2010

Les projets :

- Soutien a des écoles et des hôpitaux : échanges entre ensei­gnants et cor­res­pon­dances scolaire ;

- Cam­pagnes pour la libé­ration des jeunes Pales­ti­niens en détention administrative

- Participation aux missions

- Achat d’une ambu­lance pour le PMRS de Naplouse en 2008 pour les Vil­lages de Al Malih, Sbidet et Bardala


Projets du groupe AFPS de Nîmes

Paral­lè­lement à l’organisation régu­lière de mis­sions en Palestine-​​Israël et à l’invitation de Pales­ti­niens, le groupe de Nîmes est engagé dans deux projets per­ma­nents ; le point en novembre 2007 :

1) Cam­pagne pour la libé­ration des jeunes Pales­ti­niens en détention administrative :

Au prin­temps 2005, la repré­sen­tante des mou­ve­ments anti­co­lo­nia­listes israé­liens invitée à l’Assemblée Générale de l’AFPS avait plaidé en faveur d’actions tri­an­gu­laires asso­ciant des mili­tants pales­ti­niens, israé­liens et internationaux.

Sou­haitant s’inscrire dans cette démarche, le groupe de Nîmes a entamé l’été suivant un projet avec deux ONG pales­ti­niennes : Addameer (citée plus haut) et Defence of Children Inter­na­tional – Palestine, et deux asso­cia­tions israé­liennes : Ta’ayush (« Vivre ensemble ») et la Coa­lition des Femmes pour une Paix Juste.

En cher­chant comment à la fois « faire quelque chose » (comme le demandent souvent des sym­pa­thi­sants) pour les Pales­ti­niens, et sen­si­bi­liser poli­ti­quement autour de nous, l’action s’est concentrée sur les jeunes pri­son­niers qui se trouvent en détention admi­nis­trative. Cette pro­cédure d’exception permet d’emprisonner quelqu’un sans limi­tation de temps (par périodes de trois ou six mois renou­ve­lables indé­fi­niment) sans obli­gation d’en indiquer le motif et sans que des avocats puissent inter­venir. Elle concer­nerait actuel­lement plus de 1200 Pales­ti­niens, dont une ving­taine de mineurs.

Les modalités de cette campagne sont les suivantes :

- infor­mation (six grands pan­neaux) sur les pri­son­niers pales­ti­niens, la poli­tique israé­lienne fondée sur l’enfermement, ses carac­té­ris­tiques (il n’y a pas que Guantanamo…) ;

- envoi aux auto­rités israé­liennes de lettres, relayées par des mails à l’intention d’élus français et euro­péens de dif­fé­rents niveaux afin d’en accroître la portée ; ces cour­riers concernent les pri­son­niers de moins de 18 ans au sujet des­quels nos par­te­naires pales­ti­niens ont pu obtenir des infor­ma­tions, ces jeunes pri­son­niers conti­nuant évidemment à y figurer jusqu’à leur libé­ration. Chaque lettre est également signalée par des mails aux cinq par­te­naires du projet (à l’adresse prisonniers@​france-​palestine.​org en ce qui concerne l’AFPS), afin de pouvoir suivre le dérou­lement du projet). [1]

- envoi de lettres aux familles des détenus dont nos par­te­naires pales­ti­niens ont pu se pro­curer l’adresse. Depuis le lan­cement de cette cam­pagne en janvier 2006, un des pri­son­niers men­tionnés dans les lettres a été libéré, mais de nou­veaux jeunes arrêtés. La cam­pagne en concerne actuel­lement six, dont deux n’ont pas encore 17 ans. Il est question qu’elle s’étende à d’autres pays euro­péens, et peut-​​être en Israël même.

(2) Le second projet a démarré à l’automne 2006, en col­la­bo­ration avec le groupe d’instituteurs « Freinet » du Gard (section gar­doise de l’ICEM, Ins­titut Coopé­ratif de l’Ecole Moderne).

Il consiste à la fois en l’organisation d’échanges entre ensei­gnants et en la mise en place de cor­res­pon­dances sco­laires. La par­ti­ci­pation au réseau implique l’adhésion aux prin­cipes énoncés dans la « charte » [2] Ouvert à tous les ensei­gnants qui en acceptent les prin­cipes, le réseau pour une péda­gogie libé­ra­trice est soutenu par des asso­cia­tions pales­ti­niennes, israé­liennes et par l’Association France-​​Palestine Solidarité.

Des cor­res­pon­dances sco­laires ont eu lieu l’an dernier entre deux classes d’élèves pales­ti­niens (Jéru­salem Est et Nazareth) et deux classes du Gard. Elles s’étendent cette année à des élèves de Naplouse et de Jéru­salem Ouest (l’école « Hand in hand » dont les ensei­gnants et les élèves, tous de natio­nalité israé­lienne, sont pour moitié juifs et pour moitié palestiniens).

[1] Ces lettres au Premier Ministre et à d’autres auto­rités israé­liennes sont rédigées ainsi :

Mon­sieur le Premier Ministre, des jeunes Pales­ti­niens de moins de 18 ans ont été arrêtés par des soldats israé­liens et placés en détention admi­nis­trative. Il s’agit de : (Noms, loca­lités de rési­dence, dates de nais­sance et d’arrestation, numéros d’identification) Bien que mineurs, ils sont traités comme des adultes. Incar­cérés illé­ga­lement en ter­ri­toire israélien, ils se trouvent de sur­croit soumis à un régime de détention admi­nis­trative renou­ve­lable indé­fi­niment, sans incul­pation ni procès. Tout cela en vio­lation de la 4ème Convention de Genève ratifiée par l’État israélien en 1951 et de la Convention Inter­na­tionale des Droits de l’Enfant ratifiée par l’État israélien en 1991. Je vous demande d’appliquer le Droit et de libérer ces jeunes gens le plus rapidement possible.

[2] Réseau pour une péda­gogie libé­ra­trice pedagogieliberatrice@​orange.​fr

Le réseau pour une péda­gogie libé­ra­trice ras­semble des ensei­gnants pales­ti­niens, israé­liens et euro­péens attachés au respect du Droit inter­na­tional qui inclut la recon­nais­sance mutuelle par les Israé­liens et les Pales­ti­niens de leur droit à l’existence dans un Etat indé­pendant. Pour les Pales­ti­niens, cela suppose :
- l’évacuation de toutes les colonies israé­liennes et la des­truction du mur comme elle a été demandée par la Cour Inter­na­tionale de Justice ;
- l’établissement de l’État pales­tinien dans les fron­tières de 1967 à côté d’Israël, avec Jérusalem-​​​​Est pour capitale ;
- une solution juste pour les réfugiés fondée sur le droit international.

Dans les contextes très dif­fé­rents vécus par nos élèves, nous jugeons essentiel, tout en les ins­truisant, de les aider à devenir les adultes citoyens dont nos pays auront besoin demain, en déve­loppant en eux l’exigence de liberté, la res­pon­sa­bilité et le respect des autres.

L’objectif du réseau est de confronter nos expé­riences en pra­ti­quant des échanges (mails, livres, matériel péda­go­gique…), en mettant en place des cor­res­pon­dances entre classes et en favo­risant les ren­contres entre ensei­gnants, ainsi qu’entre élèves, des pays concernés.